Le débat sur le sort des avoirs russes immobilisés en Belgique est relancé.


13 octobre 2026

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andrii Sybiha, a relancé lundi le débat sur le sort des avoirs russes immobilisés à la suite des sanctions décidées par l’UE, principalement en Belgique.

“C’est à la Russie de payer pour les dommages qu’elle a provoqués et qu’elle continue de provoquer, et non au contribuable européen”, écrit-il. 

L’année dernière, la Commission européenne avait élaboré un plan visant à utiliser quelque 200 milliards d’euros d’avoirs russes au bénéfice d’un “prêt de réparation” accordé à l’Ukraine. La Belgique, concernée au premier chef, s’y était farouchement opposée, compte tenu des risques que comportait, à ses yeux, une telle opération.

La question se pose à nouveau. Lors de la visite à Kiev de son homologue belge, Maxime Prévot, à la mi-août, M. Sybiha avait rappelé les revendications de son pays sur ces avoirs. Et M. Prévot avait répété la position belge. Le ministre ukrainien remet le couvert à l’heure où il apparaît clairement que l’an prochain, l’Ukraine aura un besoin urgent de fonds.

Mais la Belgique n’a pas changé d’opinion jusqu’à présent. “C’est une folie”, commentait-on récemment dans l’entourage du Premier ministre, Bart De Wever.