13 octobre 2026
Faire face aux campagnes anti-Israël, c’est aussi l’un des enjeux assumés des élections du 27/10 pour certains partis. C’est l’ambition par exemple du plan présenté dimanche par le Parti des réservistes et de l’économie, dirigé par Yoaz Hendel.
Élaboré par l’ancienne députée Einat Wilf, ce programme en sept points propose d’intégrer la dimension internationale de la communication dès la préparation des décisions diplomatiques et militaires.
Parmi les mesures envisagées : renforcer le ministère des Affaires étrangères, créer un centre de coordination capable de réagir rapidement à la désinformation et développer des alliances avec des parlementaires et des personnalités influentes à l’étranger. Le parti préconise aussi des leviers diplomatiques, juridiques et économiques contre les soutiens du terrorisme.
Pour Einat Wilf, défendre les positions israéliennes ne suffit plus. Elle estime que l’hostilité envers Israël et le sionisme favorise les boycotts et les sanctions, mais aussi les attaques contre les Juifs à travers le monde entier.
Le projet reste toutefois à préciser : aucun financement spécifique ni calendrier n’a été annoncé. Et sa mise en œuvre dépendra du poids obtenu par le parti dans la prochaine Knesset ou au gouvernement.
Justement, une enquête de Fox News Digital, publiée le 10 octobre, met en lumière le rôle de la Global Alliance for Palestine (GAFP) dans la préparation d’un réseau londonien qui orchestre des manifestations contre Israël dans toute l’Europe.
Fox a recensé 179 organisations participantes, tandis que la carte des organisateurs annonçait 322 événements du 9 au 11 octobre.
Les documents de campagne vont au-delà d’un appel à manifester. Ils invitent les groupes à bloquer des places, à encercler des bâtiments gouvernementaux et à perturber l’activité d’entreprises considérées comme complices d’Israël. Débrayages dans les universités et sur les lieux de travail, occupations et blocages figurent parmi les actions proposées. Les organisateurs fournissent également des affiches en sept langues, des visuels et des messages destinés aux réseaux sociaux, afin d’assurer une communication cohérente d’un pays à l’autre.
Lancée à Londres en juillet 2025, la coalition compte dans son comité directeur international l’ancien chef du Parti travailliste britannique Jeremy Corbyn, l’ancien ministre grec des Finances Yanis Varoufakis, l’ancien dirigeant du Sinn Féin irlandais Gerry Adams et le responsable palestinien Mustafa Barghouti. Parmi les organisations participantes identifiées figurent CodePink, la Freedom Flotilla et des branches régionales du mouvement BDS.
