Elazar Yair Wilensky est l’adolescent de 14 ans tué par une explosion dans le nord d’Israël.


13 octobre 2026

L’explosion en Haute-Galilée lors d’une sortie scolaire provenait d’une bombe à sous-munitions du Hezbollah. Elle a blessé plusieurs élèves et tué Elazar Yaïr Wilensky, 14 ans. Israël est sous le choc.  

Yaïr était le plus jeune des cinq enfants de sa famille. Sa famille décrit : « Un enfant qui aimait la vie, intelligent et plein de joie de vivre, l'ami de tous, il avait l'avenir devant lui. » Passionné d’escrime, Yaïr avait figuré parmi les meilleurs de sa catégorie d’âge en Israël il y a environ deux ans. Son frère aîné, Dov Wilensky, est l’un des meilleurs sabreurs du pays et est considéré comme un espoir olympique.

Les élèves étaient partis pour une marche de trois jours sur le « Chemin d’Israël » (Shvil Israël). Le départ avait eu lieu à l’aube depuis la yeshiva. Selon les premiers éléments, l’explosion s’est produite lors d’une pause déjeuner, dans le secteur de Mitzpe Peer, en Haute-Galilée, le premier jour du voyage scolaire annuel de ces élèves de quatrième du lycée Ort de Ma'alot-Tarshiha. 

Hier soir, le KKL a affirmé que la zone était interdite d'accès. 

L’organisation souligne que la forêt de Naftali et sa route panoramique sont fermées depuis mai 2025 en raison des dégâts causés par la guerre. Le ministère de l’Éducation affirme pourtant que la sortie avait été organisée conformément aux procédures en vigueur. L’armée vérifie si une autorisation avait bien été délivrée pour traverser ce secteur de Mitzpe Peer et si l’itinéraire emprunté avait été approuvé, car la zone se trouve à proximité immédiate de la frontière libanaise. Elle a notamment accueilli des positions et des zones de rassemblement de l’armée israélienne, visées par des tirs du Hezbollah. 

Une enquête préliminaire des services israéliens de secours et d’incendie indique qu’un élève aurait placé la munition dans son sac avant qu’elle n’explose. L’engin serait une sous-munition du Hezbollah restée sur place après des tirs. Les élèves ont signalé aux secouristes d’autres munitions qu’ils avaient repérées dans le secteur.

Le Commandement nord estime que des milliers de munitions non explosées restent dans le nord d’Israël depuis la guerre. La plupart proviendraient de tirs du Hezbollah. Un spécialiste a insisté sur la dangerosité de ces engins malgré leur taille réduite : « Ils provoquent un souffle et des éclats. Il suffit d’un tout petit éclat, s’il pénètre au mauvais endroit, pour causer une blessure très grave. »