25 juin 2026
Donald Trump a démenti ce mercredi les informations selon lesquelles les États-Unis auraient déjà débloqué des fonds iraniens. Il rejette également tout droit de péage dans le détroit d’Ormuz.
Le président américain assure qu'aucune somme n'a été versée et qu'aucun avoir iranien n'a été libéré.
Il a également affirmé que l'Iran avait garanti à Washington qu'aucun droit de passage ne serait imposé aux navires transitant par le détroit d'Ormuz, un point crucial pour le commerce mondial de l'énergie.
Le président a précisé qu'un volume record de 19 millions de barils de pétrole avait transité par le détroit la veille.
Donald Trump a toutefois lancé une mise en garde très ferme : si ces assurances s'avéraient inexactes, les négociations avec l'Iran prendraient immédiatement fin.
Les deux pays ont conclu lundi en Suisse un premier cycle de négociations, mais leurs versions divergent sur plusieurs points essentiels : les incitations financières accordées à l'Iran, la question du détroit d'Ormuz et le rôle d'Israël dans le conflit au Liban. Autant de zones de friction qui fragilisent l'accord-cadre signé la semaine dernière, censé ouvrir la voie à un cessez-le-feu définitif.
Sur le plan intérieur, Trump fait face à des critiques croissantes, y compris au sein de l'aile la plus radicale de son propre parti républicain, pour qui les concessions accordées à Téhéran sont inacceptables.
Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a lui aussi exclu de nouveau l'imposition par l'Iran de péage sur le détroit d'Ormuz. L'évacuation de quelque 11.000 marins encore bloqués a commencé, signe tangible d'un début de règlement du conflit. Un soulagement pour ces travailleurs de la mer bloqués depuis plusieurs mois.
Marco Rubio affirme également que Washington est "complètement aligné" avec ses alliés du Golfe dans ses discussions avec l'Iran.
