21 avril 2026
En ce Yom Hazikaron, Benjamin Netanyahou a écrit un message à son frère Yonatan tué pendant l'opération de libération des otages à Entebbe.
Il témoigne du vide qu'il a laissé mais aussi de l'influence que son aîné continue à avoir sur lui jusqu'à aujourd'hui.
« Yoni était mon frère extraordinaire, mon étoile polaire. C'est lui qui m'a aidé à me repérer dans les tournants de l'existence. Pour Ido (son jeune frère, ndlr) et moi, il incarnait l'exemple à suivre, toujours disponible pour nous conseiller et nous soutenir. Dès l'enfance, il dégageait quelque chose de rare : une paix intérieure, une détermination tranquille, et une conscience aiguë de ce à quoi il était appelé. »
Quand il est mort « J'ai eu le sentiment que ma propre vie s'arrêtait. Ce n'était pas seulement perdre un frère. C'était perdre une ancre. Je ne croyais pas pouvoir m'en relever. »
Mais du deuil a surgi une vocation : « J'ai fini par comprendre que l'héritage de Yoni ne s'était pas éteint avec lui — bien au contraire. Des générations de jeunes ont grandi avec ses lettres, des générations de soldats se sont nourris de ses valeurs. Yoni n'a pas laissé qu'un souvenir héroïque : il a tracé un chemin. C'est de ce chagrin-là qu'est né en moi le sentiment d'avoir une mission à accomplir. Son sacrifice m'a poussé vers l'engagement. »
Il conclut en reliant ce souvenir aux décisions qu'il prend aujourd'hui, en temps de guerre : « Quand j'envoie nos soldats au combat et nos pilotes vers l'Iran, je vois en chacun d'eux l'image de mon frère. Je pense à mes parents, je pense à leurs parents. Je mesure le poids de chaque décision. Je veille sur nos combattants, comme ils veillent sur nous. Tu me manques, Yoni. Tu me manques terriblement. »
Le chef du gouvernement a affirmé que si Israël se souvient de chaque soldat tombé individuellement, cette journée permet aussi de les regarder dans une dimension nationale.
"Yom Hazikaron ne signifie pas que tous les autres jours de l’année sont des jours d’oubli", a-t-il déclaré. "Il n’y a pas un jour sans larmes, pas un jour sans douleur, pas un jour sans manque qui brûle le cœur".
"La mémoire collective touche aux fondements mêmes de notre existence, en tant qu’État qui lutte sans relâche pour sa sécurité", a-t-il souligné. Il a salué "le courage, le sacrifice, l’amour de la patrie, la disponibilité pour chaque mission, le dévouement sans condition", estimant que ces valeurs constituent "les pierres fondatrices de la puissance d’Israël".
Évoquant la guerre en cours, Benjamin Netanyahou a assuré que "la campagne n’est pas encore terminée", mais qu’Israël a déjà obtenu des résultats décisifs. "Nous avons éloigné de nous une menace existentielle. Nous avons ramené tous nos otages. Nous avons durement frappé nos ennemis terroristes. Nous avons fait d’Israël un État plus fort que jamais", a-t-il affirmé.
Le Premier ministre a également évoqué la mémoire du commandant du Yamam Arnon Zamora, tombé lors de l’opération de libération de quatre otages qui porte désormais son nom. “Concernant les soldats tombés d’Israël. Nous nous souviendrons, nous n’oublierons pas. Nous continuerons d’agir en leur nom pour assurer l’éternité d’Israël".
Il a mis ce matin les téfilines du sergent-chef Sean Carmeli, soldat de la brigade Golani, tombé au combat à Gaza en 2014 lors de l’opération Bordure protectrice.
