Une fois les bulletins tous dépouillés plusieurs scénarios se profilent à l’horizon pour Israël.


28 octobre 2026

Une fois les bulletins tous dépouillés plusieurs scénarios se profilent à l’horizon. 

Si la droite l’emporte nettement, le Premier ministre sortant tentera de rebâtir l’alliance actuelle : Likoud, formations orthodoxes, Otzma Yehudit d’Itamar Ben-Gvir et Sionisme religieux de Bezalel Smotrich, rejoints éventuellement par d’autres personnalités de droite.

Dans l’hypothèse inverse, Gadi Eisenkot s’appuierait sur son parti Yashar, sur Ensemble de Naftali Bennett, sur Yisrael Beiteinu d’Avigdor Lieberman et sur les Démocrates de Yair Golan.

Mais pour l’instant, aucun des deux blocs ne semble en mesure de réunir une majorité de 61 députés. 

Le bloc Eizenkot pourtant pourrait donc l’emporter de justesse si certains partis, arabes notamment, s’abstiennent. Mais un tel exécutif devrait négocier au coup par coup chaque budget et chaque loi importante. Avigdor Lieberman s’y oppose d’ailleurs, redoutant une crise politique à brève échéance.

Un gouvernement d’union nationale reste donc sur la table.

Oui mais il exigerait en théorie une alternance à la tête du gouvernement entre B. Netanyahou et G. Eizenkot, et les deux hommes ont écarté cette option jusqu’ici. Le président Itshak Herzog pourrait pousser au compromis, sans avoir le pouvoir de l’imposer.

Dans les sept jours suivant la proclamation des résultats, il doit confier le mandat à celui qui lui paraît le plus à même de réunir une majorité. Et ce dernier aura 28 jours pour former un gouvernement. Avec 14 jours supplémentaires de rallonge possible. En cas d’échec il pourra alors confier le mandat à un autre député pour 28 jours sans rallonge cette fois. 

Commence alors une dernière phase de 21 jours, durant laquelle 61 députés peuvent demander par écrit au président d’Israël de confier la mission à l’un d’entre eux, qui a 14 jours pour réussir. Un nouvel échec entraîne la dissolution automatique de la Knesset et la convocation d’élections.

Faute d’accord, les Israéliens seraient rappelés aux urnes. D’ici là, Benjamin Netanyahou et ses ministres resteraient en place pour gérer les affaires courantes.