26 octobre 2026
Le Qatar relance ses efforts de médiation entre Washington et Téhéran.
Selon le quotidien Al-Araby Al-Jadeed, une délégation qatarie est arrivée dimanche dans la capitale iranienne pour tenter d’éviter une nouvelle escalade militaire.
Les échanges indirects, auxquels participe également le Pakistan, portent sur le nucléaire iranien, les sanctions américaines et la réouverture du détroit d’Ormuz. Téhéran maintient ses exigences et refuse notamment de transférer son uranium enrichi à l’étranger.
Le journal évoque aussi une proposition concernant six milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés au Qatar, en échange d’un accès à certaines installations nucléaires. Aucun accord officiel n’a été annoncé.
Selon Reuters, l'Iran accueillera lundi à Téhéran une délégation de haut niveau venue d'Arabie saoudite, du Pakistan et de Turquie. La sécurité régionale figure à l'ordre du jour.
La délégation comprendra le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, le chef de l'armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir, ainsi que le chef du renseignement turc, Ibrahim Kalin.
Leur venue a été confirmée à la télévision d'État iranienne s.
Cette réunion constituerait le premier échange de haut niveau entre l'Iran et les trois pays signataires du pacte de La Mecque depuis l'intensification des attaques des Houthis du Yémen, alliés de Téhéran, contre l'Arabie saoudite. Dimanche, les forces saoudiennes ont de nouveau intercepté plusieurs missiles et drones, alors que les affrontements avec les rebelles yéménites se poursuivent.
Au début du mois, les ministres des trois pays avaient tenu une réunion d'urgence à Riyad, au cours de laquelle ils étaient convenus de garantir un « déploiement rapide » de forces et de capacités militaires sur le territoire saoudien contre les Houthis. Ces attaques accentuent les tensions régionales dans le contexte de la guerre opposant les États-Unis et Israël à l'Iran.
Pendant ce temps, Washington renforce son dispositif militaire dans la région, tandis que Donald Trump alterne appels à négocier et menaces de frappes.
