La VUB, les universités d’Anvers et de Gand veulent décerner un doctorat honoris causa à Francesca Albanese.


20 janvier 2026

La VUB, les universités d’Anvers et de Gand veulent décerner un doctorat honoris causa à Francesca Albanese, ancienne Rapporteur spécial des Nations Unies pour les territoires, sous sanctions américaines pour cause d’antisémitisme.

La VUB partage cette initiative avec l'Université d'Anvers et l'Université de Gand. Il s'agit d'une première en Flandre où trois établissements universitaires décident conjointement d'honorer cette personnalité controversée et sous le sanctions américaines pour cause d’antisémitisme. 

Marco Rubio a déclaré que les États-Unis sanctionnaient Albanese pour avoir collaboré directement avec la CPI dans le cadre de ses efforts visant à poursuivre des ressortissants américains ou israéliens, l'accusant d'être inapte à exercer ses fonctions de rapporteur spéciale des Nations unies.

Ces sanctions devraient empêcher Francesca Albanese de se rendre aux États-Unis et bloquer tous les avoirs qu'elle possède dans ce pays.

Le Forum der Joodse organisaties a appelé lundi les trois universités à revenir sur leur décision. "Honorer une personne dont les propos controversés sont connus depuis longtemps et documentés est tout à fait inacceptable", indique le FJO dans un communiqué.

"Ses comparaisons répétées entre Israël et le nazisme sont perçues comme une banalisation de l’Holocauste et comme antisémites au sens de la définition de l’IHRA (Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste, ndlr). Le gouvernement américain les qualifie également comme telles. Cela envoie un mauvais signal aux étudiants et ne constitue en aucun cas un exemple d’intégrité ou d’éthique académique", estime le FJO.