29 janvier 2026
Le chef de la diplomatie italienne, Antonio Tajani, va proposer ce jour à ses collègues de l'Union Européenne d'ajouter les Gardiens de la révolution sur la liste européenne des organisations terroristes.
L’Iran a mis en garde contre des « conséquences destructrices » si l’Union européenne décidait de cette inscription, mais celle-ci semble pourtant bien partie. La France qui bloquait cette décision jusqu’ici a annoncé qu’elle soutiendrait cette mesure.
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean Noël Barrot a tenu un discours très clair hier soir :
“il ne peut y avoir d'impunité. La répression insupportable du soulèvement pacifique du peuple iranien ne peut rester sans réponse. Son courage extraordinaire face à une violence aveugle ne doit pas être vain.
Avec nos partenaires européens, nous imposerons demain à Bruxelles des sanctions à l'encontre des responsables de ces exactions. Ils seront interdits de territoire européen et leurs avoirs seront gelés.
La France soutiendra l'inscription du Corps des gardiens de la révolution islamique sur la liste européenne des organisations terroristes.”.
Cette décision attendue intervient dans un contexte de fortes tensions internationales marqué par l’impasse des discussions sur le nucléaire et la répression violente des manifestations.
Sur le continent américain, la dynamique s’accélère également. Le président argentin Javier Milei a officiellement annoncé la classification des Gardiens de la révolution comme organisation terroriste, lors d’un événement à Buenos Aires à l’occasion de la Journée internationale de commémoration de la Shoah. Une prise de position symbolique, qui s’inscrit dans un mouvement plus large de durcissement à l’égard de Téhéran.
Une mesure phare qui devrait priver la république islamique de nombreux financements, à l’heure où les sanctions américaines sont toujours valables et où les négociations entre Téhéran et Washington sont au point mort. L’étau se resserre sur le régime des mollahs, coincé entre son peuple en pleine révolution et les condamnations internationales.

