15 octobre 2026
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou promet la chute prochaine du régime iranien, mais pas avant les élections israéliennes.
« Ce régime doit tomber même si les dirigeants iraniens chercheront toujours à nous détruire. Maintenant c'est eux ou nous. Je ferai en sorte que ce soit eux et pas nous, que ce soit eux qui tombent » a déclaré le chef du gouvernement israélien lors d’une interview donnée sur l’antenne de la chaîne Kan. Une vision partagée par le Président Trump selon Benjamin Netanyahou.
« Je ne partage généralement pas ce qui se dit dans les conversations privées, mais je peux vous dire qu’il comprend parfaitement la menace que représente ce régime », a affirmé le PM Netanyahou qui a mis en avant sa relation privilégiée avec le chef d’Etat américain.
Le quotidien Maariv assure d’ailleurs que les États-Unis étudieraient plusieurs scénarios de nouvelles frappes contre l'Iran, mais là encore, après le 27/10.
Selon de hauts responsables du Likoud, une campagne électorale marquée par des tirs de roquettes, des victimes et une perturbation de la vie quotidienne détournerait l'attention du public dans les jours précédant les élections et verrait potentiellement la victoire de Gadi Eizenkot. Benjamin Netanyahou aurait donc adressé à Washington un message pour lui demander de patienter.
La Maison Blanche a démenti une telle discussion aussi pour ne pas alimenter les accusations d'influence de B. Netanyahu sur D. Trump, accusations qui pourraient nuire politiquement au président US. Kamala Harris par exemple vient de dénoncer le « chèque en blanc » de Donald Trump à Benjamin Netanyahou.
L’ancienne vice-présidente estime que Washington aurait dû exercer davantage de pressions pour limiter les opérations israéliennes à Gaza. Des déclarations qui interviennent alors qu’elle envisage une candidature présidentielle en 2028.
Le programme nucléaire, les capacités militaires iraniennes et la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz resteraient pourtant au centre des préoccupations américaines.
Bien que D. Trump ait déclaré le 8 octobre que les États-Unis n'attaqueraient pas l'Iran avant les élections de mi-mandat américaines du 3 novembre, il a par la suite réitéré ses menaces. Au cours des dernières 24 heures, il a menacé de porter un coup dur à l'Iran et a affirmé en avoir assez de son comportement. « La guerre en Iran va prendre fin très bientôt. Dès que je voudrai qu’elle prenne fin, elle prendra fin. » a t il déclaré cette nuit. Il a ajouté que Téhéran ferait usage d’une arme nucléaire dans les 24 heures, si elle la possédait. « Ils frapperaient le Moyen-Orient, puis commenceraient à nous viser sur la côte ouest. Ils frapperaient aussi l’Europe, parce qu’ils sont fous », a déclaré le président américain lors d’un meeting de campagne en Arizona.
