Le président américain Donald Trump envisage de lancer des frappes préliminaires limitées contre l'Iran, afin de contraindre la République islamique à accepter ses exigences en matière d'accord nucléaire.
Et ce sans pour autant aller jusqu'à une attaque à grande échelle qui pourrait déclencher une riposte militaire iranienne majeure.
Citant des sources proches du dossier, le journal américain affirme que les premières frappes pourraient avoir lieu dans les prochains jours si elles sont finalement approuvées par Trump, et qu'elles viseraient plusieurs sites militaires ou gouvernementaux. Si l'Iran continue de rejeter la demande de Trump de renoncer à son programme d'enrichissement, le rapport indique que les États-Unis élargiront alors leur offensive militaire pour inclure des cibles du régime, avec pour objectif possible de le renverser.
Donald Trump a averti jeudi l'Iran qu'il devait parvenir à un accord sur son programme nucléaire, faute de quoi « de mauvaises choses » se produiraient. Il a semblé fixer un délai de 10 à 15 jours avant que les États-Unis ne prennent des mesures.
Alors que le renforcement massif de la présence militaire américaine au Moyen-Orient alimente les craintes d'une guerre plus large, M. Trump a déclaré que les négociations avec l'Iran se déroulaient bien, mais a insisté sur le fait que Téhéran devait parvenir à un accord « significatif ».
Donald Trump a menacé à plusieurs reprises de mener une action militaire contre l'Iran, d'abord en raison de la répression meurtrière des manifestants anti-régime le mois dernier, qui a fait des milliers de morts, puis plus récemment en raison de son programme nucléaire. Mais il s'est abstenu de fixer une date limite stricte pour passer à l'action.
Rappelant les frappes américaines de juin dernier il a déclaré : « Maintenant, nous devrons peut-être aller plus loin, ou peut-être pas. Peut-être allons-nous conclure un accord. »
Plusieurs dates clés, la fin des Jeux olympiques d’hiver, le discours sur l'État de l’Union et la visite du secrétaire d’État Marco Rubio, pourraient influencer le calendrier des décisions américaines.
De son côté l’Iran a averti l’ONU que toutes les bases, installations et ressources de la "force hostile" au Moyen-Orient seraient considérés comme des cibles légitimes en cas d’attaque militaire américaine