Plusieurs volets du Pacte européen sur la migration et l’asile entrent en application.

Ce vendredi, plusieurs volets du Pacte européen sur la migration et l’asile entrent en application, durcissant le contrôle aux frontières et les procédures d’asile dans l’ensemble des États membres de l’UE.

« Ce Pacte est strict, mais équitable », résumait la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen dans son discours sur l'État de l’Union en septembre dernier. Mais pour nombre d’organisations de la société civile, il comporte des risques d'atteinte aux droits fondamentaux.

Ses origines plongent dans la crise migratoire de 2015-2016, marquée par les milliers de noyades en Méditerranée, par l’incapacité des pays de « première entrée » (Grèce, Italie, Espagne…) de supporter l’essentiel des demandes d’asile, et par l’insuffisante solidarité d’autres États membres.

Après avoir plusieurs fois échoué à réformer le système actuel, la Commission a proposé en 2020 un Pacte composé de dix règlements (des textes d’application directe et donc très harmonisés) et d’une directive (sur l’accueil, à transposer par chaque Etat membre).