Des responsables britanniques et américains ont condamné lundi la décision du cabinet de sécurité de renforcer le contrôle administratif et juridique d'Israël sur la Judée Samarie. Cela pourrait aussi être mis sur la table lors de l’entrevue Trump-Netanyahou.
Oui car un responsable américain a indiqué cette nuit à l’agence Reuters que le président Donald Trump reste opposé à l'annexion de la Judée Samarie par Israël..
En octobre dernier, l'approbation préliminaire du projet s'était heurtée à la résistance du vice-président américain JD Vance, qui avait qualifié cette initiative de « provocation politique délibérée de la part de l'opposition ».
Cette déclaration intervient alors que le cabinet israélien a récemment validé plusieurs décisions concernant la Judée-Samarie. Les mesures, portées par le ministre des Finances Betsalel Smotrich et le ministre de la Défense Israël Katz visent notamment à lever des blocages administratifs anciens, à abroger certaines dispositions issues de la législation jordanienne et à favoriser le développement des localités juives.
Donald Trump avait déjà exprimé son opposition à une telle évolution en septembre dernier. Il a également affirmé avoir abordé le sujet avec le Premier ministre Binyamin Netanyahou, tout en soulignant que sa position demeurait inchangée.
Sans doute que cela fera partie aussi de discussions à Washington, même si cela n’arrange pas le premier ministre israélien.
L'Union européenne et un groupe de pays musulmans ont aussi tous deux critiqué la décision d'Israël de renforcer son contrôle sur la Judée Samarie.
Les pays musulmans ont qualifié cette décision d'illégale et d'« escalade dangereuse ». L'UE l'a qualifiée de « pas dans la mauvaise direction ».
« L'Union européenne condamne les récentes décisions prises par le cabinet de sécurité israélien visant à étendre le contrôle israélien en Judée Samarie Cette mesure constitue un nouveau pas dans la mauvaise direction », a déclaré le porte-parole de l'UE, Anouar El Anouni, aux journalistes.
L'UE a envisagé de suspendre la participation d'Israël aux accords conclus avec le bloc concernant la recherche et le libre-échange en réponse au traitement réservé par Jérusalem aux Palestiniens, mais elle ne l'a pas encore fait. Le bloc comprend des alliés d'Israël comme l'Allemagne et la Hongrie, ainsi qu'un certain nombre de détracteurs virulents comme l'Irlande et l'Espagne.