Le MR, le PS, Les Engagés, Groen, Anders, Vooruit et le CD&V sont tombés d'accord jeudi soir pour former un gouvernement bruxellois.
Le président des libéraux francophones a illustré cet accord sur le réseau X avec une image de fumée blanche. "Accord pour Bruxelles ! Un projet équilibré, responsable mais aussi ambitieux pour notre Région-Capitale", a aussi confirmé le président du PS bruxellois Ahmed Laaouej. Un accord qui va "redynamiser cette ville", a déclaré le président des Engagés Yvan Verougstraete au micro de RTL-TVi.
Cet accord est intervenu 613 jours après les élections de juin 2024, après une longue période de blocage et de détérioration des finances de la Région bruxelloise. Les formations précitées ont abouti à l’issue d’un conclave organisé en vase clos, depuis mardi.
L'accord de gouvernement complet sera dévoilé vendredi matin, a précisé Georges-Louis Bouchez. Mais les négociateurs ont déjà annoncé plusieurs mesures, dont un retour à l'équilibre budgétaire en 2029, ce qui représente un milliard d'économies d'ici à la fin de la législature. Selon Ahmed Laaouej, ces économies sont réparties équitablement entre recettes et dépenses.
La personnalité qui dirigera le nouveau gouvernement bruxellois n'est pas encore connue. Mais le poste revient au MR, premier parti francophone de la coalition.
Son président Georges-Louis Bouchez a confirmé sur le plateau de "jeudi en prime" (RTBF) que son choix n'était pas encore arrêté. Les libéraux francophones disposeront aussi d'un secrétaire d'État dans le nouvel exécutif régional.
Quant au CD&V, quatrième parti de la coalition côté néerlandophone, aucun poste ne lui sera attribué, a indiqué M. Bouchez. Le chef de file bruxellois des chrétiens-démocrates Benjamin Dalle occupera cependant une fonction "qui lui permettra d'être invité au gouvernement", a précisé le formateur, qui a salué le "beau geste démocratique du CD&V."
Pour l'absence de la N-VA, le parti de Bart De Wever, le président du MR a dit le regretter. Mais "il fallait prendre acte" du véto du Parti socialiste. Dès l'annonce de l'accord, le Premier ministre s'est dit sceptique sur la capacité du nouveau gouvernement bruxellois à assainir le budget. Selon M. Bouchez, opérer un retour à l'équilibre dès 2029 ferait de Bruxelles "le meilleur élève de la classe Belgique."