Francesca Albanese appelle l’Allemagne à « se libérer de sa culpabilité liée à la Shoah ».

La rapporteure spéciale de l’ONU pour les territoires palestiniens, Francesca Albanese, suscite une nouvelle polémique après la publication d’un texte appelant l’Allemagne à « se libérer de sa culpabilité liée à la Shoah ». 

Des propos qui provoquent l’indignation de plusieurs observateurs et organisations, certains accusant Francesca Albanese de relativiser la mémoire de la Shoah en présentant la culpabilité historique allemande comme une forme de pathologie collective.

La controverse est d’autant plus forte que l’Allemagne figure parmi les principaux contributeurs au système onusien et au financement du Haut-Commissariat aux droits de l’homme, auquel est rattaché le mandat de la rapporteuse.

Ces dernières années, plusieurs gouvernements, dont la France, l’Allemagne et le Canada, ont critiqué des prises de position de Francesca Albanese, tandis que l’organisation UN Watch a multiplié les plaintes à son encontre pour partialité et propos jugés antisémites. Les États-Unis ont également annoncé des sanctions contre elle en 2025.

Pour ses détracteurs, cette séquence dépasse le simple débat politique : elle touche directement à la manière dont l’Europe contemporaine regarde encore aujourd’hui la mémoire de la Shoah et la responsabilité historique qui l’accompagne.