Coup de tonnerre à la CPI : la destitution du procureur Karim Khan a été recommandée pour « faute grave ».

Coup de tonnerre à la CPI : la destitution de Karim Khan a été recommandée pour « faute grave ».

Une commission interne de la Cour pénale internationale (CPI) a recommandé la destitution du procureur Karim Khan, estimant qu’il avait commis une « faute grave » dans le cadre d’une affaire de harcèlement et d’agressions sexuelles selon Reuters.

L’agence précise que l’organe chargé d’examiner les accusations a conclu que le procureur britannique avait entretenu une relation inappropriée avec une collaboratrice placée sous son autorité et que des éléments permettaient d’établir des contacts sexuels non consentis. 

Il s’agit d’une avocate malaisienne qui a travaillé sous ses ordres. Elle affirme avoir subi du harcèlement et plusieurs agressions sexuelles, lors de déplacements professionnels entre 2023 et 2024. Karim Khan conteste ces accusations et ses avocats dénoncent une procédure irrégulière. Le rapport, daté du 8 juin dernier, recommande officiellement sa révocation.

Les 125 États membres de la CPI doivent se prononcer sur son avenir lors d’un vote prévu le 24 juillet à New York. Une majorité d’au moins 63 États serait nécessaire pour entériner sa destitution. Karim Khan avait demandé puis obtenu d’imposer des mandats d’arrêt internationaux contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et l’ancien ministre de la Défense Yoav Gallant pour des crimes présumés commis durant la guerre à Gaza.