Jérusalem: une manifestation anti-gouvernement et pour le retour des otages vire au chaos


03 avril 2024

En Israël, à Jérusalem, une marche partant de la Knesset menée par les familles des otages et les manifestants anti-gouvernementaux appelant à un accord sur la libération des otages se termine dans le chaos, avec plusieurs arrestations. 

Les manifestants se sont divisés en plusieurs directions dans le quartier de Rehavia à Jérusalem pour atteindre la maison et la résidence officielle du Premier ministre Benjamin Netanyahou.

Aux cris de ”nous sommes tous des otages”, ils ont investi toutes les rues autour de la maison du Premier ministre. Une partie des manifestants a même réussi à s’approcher de l’entrée de la résidence. La police a agi sur place pour les éloigner et mettre fin au rassemblement. 

Mais ses efforts pour ériger des barricades n'ont pas réussi à encadrer véritablement les protestations, et les manifestants ont exhorté les participants à courir aussi vite que possible pour échapper aux mesures de contrôle.  

Une vidéo, qui circule abondamment sur les réseaux sociaux, montre Ayala Metzger, belle-fille de l'otage âgé Yoram Metzger, traînée par la police devant le domicile du Premier ministre Benjamin Netanyahou à Jérusalem. 

Walla rapporte que plusieurs manifestants ont été arrêtés pour être interrogés, au milieu de scènes chaotiques. La police a également arrêté une personne soupçonnée d'avoir jeté une torche enflammée sur un officier à cheval.

La manifestation était dirigée par les militants du mouvement ”’Hofshi Beartsenou”, né de la protestation contre la réforme judiciaire.

Hagay Luber, le père de Yehonatan, z’l, tombé au combat à Gaza, et auteur d’un texte appelant à cesser de diviser le pays et de semer le chaos, était présent avec une pancarte: ”Assez de manifester”. Il a été pris à partie par certains manifestants.

Le chef du Shin Bet, Ronen Bar, a réagi aux manifestations. Selon lui, "il existe une frontière claire entre une protestation légitime et une protestation violente et illégale. Il s’agit d’une tendance inquiétante qui pourrait conduire à des zones dangereuses qui ne devraient pas être atteintes".