Une manifestation à l’appel du collectif Urgence Palestine qui devait avoir lieu le 7 octobre à Paris, a été interdite.

En France toujours, une manifestation à l’appel du collectif Urgence Palestine qui devait avoir lieu aujourd’hui 7 octobre à Paris, a été interdite par le préfet, Patrick Faure. 

Le collectif a dénoncé une « censure politique » et annoncé qu’il déposerait un recours devant le tribunal administratif. La préfecture a justifié cet arrêté par la prévention de « risques importants de troubles à l’ordre public ».

Cet arrêté d’interdiction a été pris « à la demande du ministre de l’intérieur », Laurent Nuñez, précise M. Faure. « Dans un contexte de menace terroriste élevée et alors que les actes antisémites restent à un niveau historiquement haut dans notre pays, une telle manifestation, ce jour-là, fait peser des risques importants de troubles à l’ordre public », écrit-il. Il ajoute que « les actes antisémites restent à un niveau historiquement élevé et représentent 53 % de l’ensemble des faits antireligieux sur le territoire national ».

L’an dernier, le 7 octobre 2025, lors « d’une manifestation similaire » à l’appel du collectif Urgence Palestine, « des slogans “Israël assassin, Macron complice”, et “Fascistes, sionistes, c’est vous les terroristes” ont été scandés par les participants, ce qui a choqué la communauté juive, notamment ». Il existe donc « un risque sérieux que des propos similaires soient à nouveau tenus lors de la manifestation », développe l’arrêté de la préfecture.

Hier par exemple, en marge de la manifestation lycéenne hier, la mairie du 11e a été taguée de slogans pro-Hamas tels que "7 octobre déluge d'Al Aqsa".

« Le sort des juifs d’Europe se dégrade à mesure que le continent s’islamise», alertent 5 personnalités françaises trois ans après le 7 Octobre.

Les cinq signataires sont Philippe Val, l’ancien rédacteur en chef de Charlie Hebdo, les intellectuels Pascal Bruckner, Élisabeth Badinter, et Alain Finkielkraut ainsi que l’avocat Gilles-William Goldnadel.