Le ministre des Affaires étrangères belge Maxime Prévot a convoqué mardi l’ambassadeur des États-Unis en Belgique, Bill White, après ses déclarations sur X qu’il juge “inacceptables” .
“Toute suggestion selon laquelle la Belgique serait antisémite est fausse, offensante et inacceptable”, a réagi Maxime Prévot dans un long message posté lundi soir sur X.
“La Belgique condamne l’antisémitisme avec la plus grande fermeté. La lutte contre l’antisémitisme, ainsi que contre toutes les formes de haine et de discrimination, constitue une priorité absolue pour notre pays. Chacun doit pouvoir pratiquer sa foi sans crainte de violence, de discrimination ou de persécution. C’est un pilier fondamental de notre État de droit. Ce n’est pas négociable”, rappelle d’emblée Maxime Prévot.
“Qualifier la Belgique d’antisémite n’est pas seulement erroné, c’est une désinformation dangereuse qui affaiblit le véritable combat contre la haine”, ajoute-t-il. “La législation belge autorise la circoncision rituelle lorsqu’elle est pratiquée par un médecin qualifié dans le respect de normes strictes de santé et de sécurité. Le cas spécifique évoqué fait l’objet d’une enquête judiciaire. Je m’abstiens de commenter une procédure en cours”, poursuit le ministre des Affaires étrangères.
Bill White s'en est pris plus tôt dans la journée au ministre fédéral de la Santé Frank Vandenbroucke, l'appelant à intervenir dans une enquête judiciaire visant des mohels - les circonciseurs rituels juifs.
La police d’Anvers avait mené des perquisitions en mai dernier chez trois d’entre eux, soupçonnés d’avoir pratiqué des circoncisions sans l’intervention d’un médecin.
Dans un message publié sur le réseau X, Bill White parle d’antisémitisme et de persécution. Il appelle à mettre fin aux poursuites éventuelles contre ces trois mohels.