Le tribunal correctionnel de Bruxelles examine l’agression de Gad D., alors co-président de l’UEJB.

Le tribunal correctionnel de Bruxelles examine l’agression de Gad D., alors co-président de l’UEJB, le 7 mai 2024 sur le campus de l’ULB, en marge de l’occupation pro palestinienne menée par des étudiants.

Au cœur du dossier : une altercation entre Tom B., un des occupants du bâtiment, et Gad D., alors coprésident de l’Union des étudiants juifs de Belgique. Ce dernier affirme avoir été frappé au visage et au cou, certificat médical à l’appui, après des échanges tendus autour de drapeaux israéliens présents sur le campus.

Le prévenu reconnaît uniquement avoir « repoussé » Gad D., mais nie toute violence volontaire ainsi que les insultes antisémites qui lui sont reprochées, notamment l’expression « sale Juif ». Une phrase pourtant confirmée par un témoin. 

Tom B. a maintenu : "Je lutte contre le racisme, donc cette accusation d’antisémitisme me touche énormément. Cela touche à mon honneur et aux combats que je veux mener dans la vie, à ce que je pense."

Initialement, l’ULB n’avait pas retenu le caractère antisémite dans sa procédure disciplinaire interne, même si l’étudiant avait été sanctionné d’une exclusion d’un mois. Mais devant le tribunal, l’université a finalement demandé que la circonstance aggravante d’antisémitisme soit reconnue. 

Le parquet, tout comme les parties civiles et l’agressé, estime que les violences et le mobile antisémite sont établis. Une peine de 15 mois de prison avec sursis a été requise. Le jugement est attendu le 16 juin prochain.