Le Conseil régional de sécurité bruxellois s'est réuni pour faire le point sur les menaces.

Les 19 bourgmestres de la Région bruxelloise se sont réunis mercredi avec le ministre-président Boris Dilliès, des représentants de la police et de l’OCAM, (l’organe chargé de l’analyse de la menace terroriste) pour faire le point sur la situation sécuritaire à Bruxelles. 

Et se préparer à d’éventuelles menaces, dans le contexte des tensions actuelles au Moyen-Orient.

Boris Dilliès a rappelé que le régime iranien est considéré comme un soutien au terrorisme et que ses réactions peuvent être imprévisibles, ce qui impose selon lui d’anticiper les risques et d’être prêt à une réponse rapide, coordonnée et efficace en cas de problème.

À la sortie de la réunion, le bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close a précisé que le niveau de menace reste stable mais élevé, et très élevé autour de certains sites sensibles, notamment les intérêts américains, israéliens et l’ambassade d’Iran. Il insiste sur la nécessité de maintenir la vigilance, tout en rassurant la population, car les services de sécurité sont mobilisés.

Enfin, la bourgmestre faisant fonction d’Uccle Valentine Delwart a confirmé que des mesures de sécurité ont déjà été renforcées depuis le week-end dernier, avec la mobilisation des zones de police, et que d’autres mesures pourraient encore être envisagées si nécessaire.

Téhéran a en effet averti qu’il ciblerait les ambassades israéliennes à l’étranger si l’État hébreu attaquait son ambassade à Beyrouth, a affirmé un porte-parole des forces armées iraniennes. Face à cette escalade, plusieurs pays alliés ferment temporairement leurs ambassades ou rappellent du personnel, et des appels internationaux à la désescalade se multiplient. 

Un conseil national de sécurité est prévu jeudi en fin de matinée.