La Grande-Bretagne devrait annoncer mardi une interdiction des échanges commerciaux avec les implantations de Judée-Samarie.
Cette décision marquerait une escalade significative de la pression exercée par Londres sur Israël et pourrait inciter d'autres pays à prendre des mesures similaires.
Le New York Times a rapporté que sept responsables informés de ces mesures avaient indiqué que le dispositif devrait inclure une interdiction commerciale des produits fabriqués dans les implantations israéliennes. Trois d’entre eux ont précisé qu’il pourrait également inclure des sanctions à l’encontre des entreprises contribuant à la construction des implantations.
Ces mesures iraient bien au-delà des précédentes sanctions britanniques liées à la Judée Samarie, qui visaient des individus et des ministres israéliens d’extrême droite. Lord Tariq Ahmad, qui a occupé le poste de ministre britannique chargé du Moyen-Orient jusqu’en 2024 et qui a connaissance de la politique envisagée, a déclaré au New York Times que le gouvernement britannique “passait des individus à l’examen des processus et du système ».
A la suite des annonces de mesures britanniques anti israéliennes, le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, a demandé lundi soir l’expulsion de l’ambassadeur du Royaume-Uni en Israël.
« Expulsez l’ambassadeur britannique ce soir ! », a posté Bezalel Smotrich sur X. « Le mandat britannique sur la Terre d’Israël est terminé. »
Bezalel Smotrich a ajouté qu’Israël ne serait pas « un paillasson piétiné par un gouvernement antisémite », et a qualifié le Royaume-Uni de « pays conquis par l’islam radical, qui tente de se sauver du déclin économique et social en s’en prenant aux Juifs et à l’État d’Israël ».
Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, a également réagi aux informations faisant état de l'interdiction britannique, en appelant Israël à reconnaître les îles Malouines comme « territoire argentin sous occupation ». Il a également appelé le Premier ministre Benjamin Netanyahou à imposer des sanctions à la Grande-Bretagne « tant que l'occupation se poursuivra ».
L'annonce prévue mardi au Parlement devrait avoir lieu dans l'après-midi, après un débat sur la sécurité des Juifs prévu à 9 h30 à Westminster Hall.