L'Iran et les États-Unis se sont mis d'accord sur une feuille de route visant à parvenir à un accord définitif pour mettre fin à la guerre dans un délai de 60 jours.
C’est ce qu’ont déclaré lundi le Pakistan et le Qatar, médiateurs dans ce dossier, dans un communiqué conjoint publié à l'issue de la première journée de pourparlers entre les deux parties.
Israël, qui a déclenché la guerre contre l’Iran en collaboration avec les États-Unis, ne participe pas aux négociations, et les termes du protocole d’accord ont suscité de vives inquiétudes parmi les responsables israéliens. L’Iran et les États-Unis se sont quant à eux opposés au sujet du conflit dans le sud du Liban, où le protocole d’accord prévoit un cessez-le-feu.
L'Iran et les États-Unis ont également convenu de mettre en place une « cellule de désescalade » avec le Liban afin de mettre un terme aux opérations militaires dans ce pays.
Le conflit au Liban entre Israël et le groupe terroriste Hezbollah, soutenu par l’Iran, s’est poursuivi malgré de multiples déclarations de trêve, et a menacé de faire dérailler les pourparlers de paix entre les États-Unis et l’Iran.
La déclaration ne mentionne ni le Hezbollah ni Israël, qui ne sont pas parties prenantes des pourparlers en Suisse. Le protocole d’accord signé entre les États-Unis et l’Iran a proclamé un cessez-le-feu au Liban, mais Israël s’est engagé à maintenir ses forces armées dans une zone tampon au sud du pays.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, affirme pourtant que des « progrès majeurs » ont été réalisés lors des négociations avec les États-Unis.
« La médiation pakistanaise et qatarie a permis de réaliser des progrès majeurs pour mettre fin à la guerre au Liban », a déclaré M. Araghchi dans un message publié sur X. Il ajoute que la mise en place d’une cellule de désescalade dans le conflit libanais constitue le « premier véritable test ».
Il souligne d’autres avancées dans les négociations menées en Suisse.
« Les exportations de pétrole et de produits pétrochimiques ne font plus l’objet de restrictions, le blocus a été levé, certains avoirs gelés ont été débloqués et un vaste plan de reconstruction et de développement a été lancé pour l’Iran. »
Donald Trump a tout de même appelé l’Iran à mettre fin à son soutien aux groupes armés alliés au Liban, avertissant que les États-Unis pourraient mener de nouvelles frappes contre la République islamique si la situation venait à se détériorer.