L’expulsion d’Alex Saab, le financier de Nicolas Maduro, l’ex-président du Vénézuela, vers les États-Unis pourrait avoir des conséquences bien plus larges qu’une simple affaire judiciaire. Pour Washington, il s’agit de fragiliser l’axe Caracas-Téhéran et les réseaux d’influence iraniens hors du Moyen-Orient.
Proche de Nicolás Maduro et considéré comme l’un des principaux opérateurs financiers du régime chaviste, Saab est désormais vu par Washington comme une source clé d’informations sur les réseaux clandestins entre le Venezuela et l’Iran.
Selon plusieurs médias américains, les autorités espèrent obtenir des renseignements sur les mécanismes utilisés pour contourner les sanctions internationales : circuits financiers parallèles, sociétés-écrans, commerce pétrolier ou encore coopération militaire entre Caracas et Téhéran.
Depuis plusieurs années, l’Iran a renforcé sa présence en Amérique latine à travers son alliance avec le Venezuela. Les deux pays ont développé des liens stratégiques dans les domaines du pétrole, des transports, des drones et des échanges financiers.
D’après plusieurs analystes, Alex Saab pourrait également détenir des informations sensibles sur les connexions présumées entre le régime vénézuélien, le Hezbollah et les Gardiens de la révolution de la république islamique.