Israël frappe pour la première fois une installation gazière en Iran située à quelques kilomètres du détroit d’Ormuz.

Dans le Golfe, la guerre ne se joue plus seulement sur des positions militaires. Elle s’est déplacée vers le terrain de l’énergie. 

Plusieurs explosions ont visé des sites stratégiques dans la région à l’initiative de l’Iran. Au Qatar, un complexe gazier clé a été touché provoquant « des dégâts considérables ». Il s’agit du complexe gazier de Ras Laffan, le plus important site de gaz naturel liquéfié au monde. Ce site avait déjà subi des dommages la veille, dans une attaque aussi attribuée à l’Iran, en représailles aux attaques israéliennes sur la partie iranienne du gisement de gaz de South Pars. En Arabie saoudite, également des installations énergétiques ont été survolées par cinq drones iraniens, interceptés avant impact. Et un navire a été frappé dans le golfe d’Oman, déclenchant un incendie à bord, à proximité immédiate du détroit d’Ormuz. Dans cette zone étroite, où passent chaque jour des flux essentiels de pétrole, le moindre incident peut avoir des conséquences économiques mondiales. Le prix du gaz européen s'est envolé de 35% jeudi. 

Après l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, c'est au tour d'Oman de faire un appel à la Belgique pour bénéficier d'une aide matérielle militaire, alors que l'Iran poursuit ses attaques sur ces pays de la région. Le quotidien flamand De Morgen l'affirme jeudi, et l'information est confirmée de source gouvernementale.

Cette demande sera, comme les précédentes, examinée au sein du gouvernement. Le Premier ministre Bart De Wever aurait l'intention d'en discuter vendredi. 

Jusqu'ici, le gouvernement apparaît divisé quant à l'éventualité d'apporter une aide militaire aux pays de la région, dont l'Arabie saoudite et les Emirats. Vooruit et CD&V sont les plus réticents.