Environ la moitié des jeunes Français se disent favorables à la violence "pour faire avancer leurs idées".

Selon un nouveau sondage Ifop, la moitié environ des jeunes Français se disent favorables à la violence "pour faire avancer leurs idées".

Cette étude Ifop intitulée “La passion militante”, réalisée pour la MAIF, la Fondation Jean-Jaurès et citée par Le Point, montre que 49 % des militants de moins de 35 ans considèrent qu’il « faut parfois recourir à la violence pour faire avancer ses idées ». Le chiffre est encore plus élevé chez les jeunes, il passe à 54 % chez les 18-24 ans.  Plus les militants sont jeunes, plus ils semblent enclins à légitimer l’usage de la violence. À l’inverse, seuls 12 % des militants de plus de 65 ans partagent cette opinion.

Le philosophe politique Denis Maillard, coordinateur du projet, explique que face à une société jugée trop lente ou permissive, et par frustration de ne pas voir d’impact immédiat à leurs actes, la tentation de passer à l’action directe et d’utiliser la violence surgit.

Le chercheur parle aussi d’un « triangle de mobilisation » autour de trois thèmes : l’écologie, le féminisme et l’antiracisme.

La légitimation de la force culmine à 46 % chez les partisans de LFI et 34 % au RN tous âges confondus.