Donald Trump a prononcé son traditionnel discours sur l’état de l’Union devant le Congrès.

Donald Trump a prononcé mardi son traditionnel discours sur l’état de l’Union devant le Congrès, dans une intervention longue d’1h47. 

Le président s’est montré relativement calme, mettant surtout l’accent sur ses mesures économiques destinées à améliorer le pouvoir d’achat.

Il a dénoncé les compagnies d’assurance santé et les acteurs financiers accusés de faire grimper les coûts du logement. Fait notable, il a été applaudi par des démocrates lorsqu’il a soutenu une loi visant à interdire le délit d’initiés chez les parlementaires. Il s'est montré inhabituellement mesuré envers la Cour suprême, se contentant de qualifier certaines de ces décisions de « regrettable ».

À quelques mois des élections de mi-mandat, suivies par environ trente millions d’Américains, Donald Trump cherchait clairement à apparaître comme à l’écoute de son pays. Les républicains craignent en effet de perdre leur majorité à la Chambre, tandis que la cote de popularité du président tourne autour de 40 % et que la confiance des Américains recule sur l’économie et l’immigration.

Donald Trump a revendiqué une « transformation historique » des États-Unis depuis son retour au pouvoir. Mais selon un sondage publié avant son discours, six Américains sur dix estiment au contraire que le pays va moins bien qu’il y a un an.

Lors de son discours, le Président Trump s’est satisfait du retour de tous les otages retenus dans la Bande de Gaza. Et sur l'Iran, il a affirmé ne jamais vouloir laisser ce régime obtenir l'arme nucléaire, préférant la diplomatie mais menaçant d'user de la force si nécessaire.