Des agents du Shin Bet se sont rendus à Dubaï pour participer à l’interrogatoire de Hamam al-Hammami, le copilote du vol Flydubai qu’il a attaqué le 30 septembre.
Leur présence marque une nouvelle étape dans la coopération avec les autorités émiraties. Les investigations portent notamment sur la préparation de l’attentat. D’après des responsables israéliens, le suspect aurait expliqué aux interrogateurs émiratis qu’il avait conçu son projet avant même de rejoindre Flydubai.
Il aurait choisi cette compagnie parce qu’elle desservait Israël et voulait précipiter l’appareil sur l’aéroport Ben-Gourion. Ses précédents déplacements en Israël sont également examinés pour déterminer s’ils ont servi à des repérages. Un représentant du Mossad a également révélé qu’il s'était rendu dans des pays hostiles à Israël.
L’autre question centrale concerne les éventuelles complicités. Est ce que le copilote a agi seul ou bénéficié du soutien de l’Iran ou d’une autre organisation terroriste.
Donald Trump de son côté a déclaré penser que l’Iran était « responsable » de l’incident. Cette déclaration intervient alors que le vice-président américain J.D. Vance avait affirmé lui qu’aucune preuve concluante ne permettait d’établir une implication iranienne. Les enquêteurs israéliens privilégient, à ce stade, l’hypothèse d’un copilote ayant agi seul. L’examen de ses contacts devrait contribuer à éclaircir ce point.
Les investigations devraient aussi permettre de reconstituer son parcours professionnel et de comprendre comment il a pu être recruté puis affecté à un vol vers Tel-Aviv.
L’examen des procédures de contrôle des équipages doit permettre d’identifier les failles susceptibles d’avoir rendu l’attaque possible.
Hier soir, les médias israéliens ont rapporté qu’il avait aussi un plan de secours. S'il ne parvenait pas à faire s'écraser l'avion en Israël, il comptait le faire s'écraser sur la base aérienne de Muwaffaq Salti, une base militaire américaine située en Jordanie. C’est d’ailleurs bien au-dessus de la Jordanie qu’il a poignardé le pilote indien, Smit Machhar.