Caroline Yadan rappelle la présence documentée et ancienne du Hamas en Judée Samarie.

Après la polémique provoquée par les déclarations du président français à l’ONU, Caroline Yadan, députée des Français de l’étranger publie un communiqué dans lequel elle rappelle la présence ancienne et documentée du Hamas en Judée-Samarie.

Caroline Yadan estime que les mots du président français constituent « une contre-vérité factuelle et historique » et « une insulte à la mémoire de toutes les victimes assassinées par le Hamas en Cisjordanie depuis des décennies ».

La députée rappelle que le Hamas dispose de structures armées dans cette région depuis des années et donne des exemples précis dans son communiqué. 

Elle souligne également que l’Autorité palestinienne combat elle-même les réseaux du Hamas. En juillet 2015, elle avait arrêté plus de 250 membres du mouvement terroriste et affirmé avoir déjoué des projets d’enlèvements d’Israéliens, entre autres. L’opération visait notamment le « bureau Cisjordanie » du Hamas, composé d’anciens détenus libérés lors de l’échange de Guilad Shalit.

La députée cite enfin l’Union européenne qui, en juin 2024, avait sanctionné Maher Rebhi Obeid, membre du bureau politique du Hamas chargé de diriger les opérateurs terroristes de l’organisation dans la région.

Elle rappelle surtout que ce dimanche, Netanel Choukroun, père de six enfants, a été assassiné par balles près de Neve Tzuf en Samarie. L’auteur présumé de l’attaque, arrêté quelques heures plus tard, a été identifié comme un membre du Hamas.

« Il ne s’agit donc ni d’une interprétation ni d’un débat sémantique », insiste Caroline Yadan, puisque le Quai d’Orsay parlait d’une erreur de traduction pour justifier sa position. Pour la députée, condamner les violences commises contre des civils palestiniens ne peut pas conduire à effacer la présence du Hamas en Judée-Samarie, ni les crimes commis dans cette région.

« La parole de la France, particulièrement lorsqu’elle est portée à la tribune des Nations unies, nous oblige à cette exigence de vérité et de précision », conclut-elle.

Le CRIF a rejoint ce matin les critiques adressées au président français après son discours à l’ONU. Il lui reproche d’effacer la responsabilité du Hamas, en Judée-Samarie comme à Gaza. Cette omission accorde, estime le CRIF, une « victoire symbolique » au discours des mouvements antisionistes les plus radicaux.