Bruxelles renforce son dispositif de sécurité face aux fusillades liées au trafic de drogue

Face à la multiplication des fusillades liées au trafic de drogue, Bruxelles renforce son dispositif de sécurité. Réuni mercredi soir, le Conseil régional de sécurité a annoncé une série de mesures destinées à lutter contre les violences liées aux stupéfiants en Région Bruxelles-Capitale.

Le dispositif prévoit le déploiement de 40 policiers supplémentaires ainsi que l’installation prochaine de 20 caméras mobiles dans les quartiers les plus exposés. Des renforts venus d’autres zones de police locale doivent également épauler la zone Midi, qui couvre Anderlecht, Forest et Saint-Gilles, afin d’intensifier la présence policière dans les points chauds, de jour comme de nuit.

Le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin réclame également davantage de militaires dans les gares et les stations de métro. Il souhaite par ailleurs rendre obligatoire l’enregistrement des trottinettes et des deux-roues afin de mieux suivre leur éventuelle utilisation dans le trafic de drogue.

Les bourgmestres pourront aussi envisager, si la situation l’exige, des couvre-feux ou la création de zones réservées aux habitants. Ces pistes ne constituent toutefois pas encore des mesures adoptées. Les brigades anti-gang et canines ont, de leur côté, été placées sous un commandement unique, tandis qu’un commissaire régional aux drogues doit prendre ses fonctions en septembre.

Le gouvernement bruxellois étudie enfin un renforcement de l’utilisation des drones dans la capitale. L’objectif serait de pouvoir intervenir rapidement dans les quartiers sensibles, notamment pour suivre des individus en fuite ou effectuer certains actes d’enquête. Ce projet soulève néanmoins des interrogations concernant la protection de la vie privée et des libertés individuelles.