A Paris, une allée du parc Monceau en hommage à Shiri, Ariel et Kfir Bibas a été inaugurée.

Le maire socialiste de Paris, Emmanuel Grégoire, a inauguré mardi une allée du parc Monceau en hommage aux otages de la famille Bibas, assassinés en captivité par des terroristes du Hamas.

“Shiri Ariel et Kfir Bibas ont été lâchement assassinés par des terroristes dans le pogrom le plus meurtrier de l’histoire récente », a déclaré le maire de Paris lors de la cérémonie. Il a pris la parole après Yossi Schneider, le cousin germain de Shiri Bibas, présent pour représenter la famille. 

Plusieurs rabbins étaient également présents dans la foule, avec le président du consistoire central, DDF, les Eclaireurs Israélites de France, Arthur et l’imam Chalghoumi.

« L’innocence bafouée d’Ariel et Kfir Bibas est devenue le symbole de la haine antisémite des attentats massifs perpétrés le 7 octobre 2023 », assurait mardi à l’unanimité le Conseil de Paris, après une minute de silence dans l’hémicycle.

« Ils portaient sur leur visage la douceur de l’enfance. L’hommage qui leur est  rendu aujourd’hui est un geste fort qui témoigne que leur innocence, malgré la barbarie qui les a arrachés à la vie, a fini par triompher », a salué auprès de l’AFP Joshua Zarka, ambassadeur d’Israël en France, présent à l’hommage.

Le Conseil de Paris a dérogé à la règle selon laquelle une voie publique ne peut porter le nom d’une personne qu’au minimum cinq ans après sa disparition. 

L’inauguration a toutefois été entachée par une faute ridicule. Alors qu’Ariel a été enlevé et assassiné à l’âge de 4 ans, il était indiqué sur la plaque qu’il avait 9 ans au moment des faits.

La Ville de Paris a présenté ses excuses et assuré que “La plaque a immédiatement été enlevée et remplacée dans la journée sur le lieu de l’inauguration », poursuit le maire de Paris.

La Ville de Paris qui a attribué en juin dernier la citoyenneté d’honneur aux populations civiles et journalistes palestiniens, ce qui a valu au successeur d’Anne Hidalgo de nombreuses critiques lui reprochant une position « déséquilibrée » et minimisant les souffrances des victimes israéliennes.