Et les premières estimations pour 2025 indiquent une détérioration supplémentaire de la situation.
Israël se classe deuxième de l’OCDE en matière de pauvreté, juste derrière le Costa Rica.
En 2024, plus d’un quart des enfants israéliens vivaient dans la pauvreté. Plus grave encore : près d’un tiers des enfants vivent en insécurité alimentaire sans accès régulier à une alimentation couvrant les besoins de base.
De plus, la pauvreté touche aussi massivement des ménages actifs : plus de 70 % des familles pauvres comptent au moins une personne qui travaille.
L’emploi, à lui seul, ne suffit plus à sortir de la pauvreté, notamment en raison des bas salaires, des temps partiels et des écarts de rémunération entre secteurs.
Géographiquement, Jérusalem concentre la pauvreté la plus élevée -36,5 % des familles.
L’État réduit 36 % de la pauvreté par ses politiques, contre 57 % en moyenne dans les pays de l’OCDE, ce qui traduit un filet de sécurité sociale trop faible.
En filigrane, le rapport alerte : sans inflexion des politiques salariales et sociales, la pauvreté, notamment celle des enfants, risque de perdurer en Israël.